Les moyens d’une vie d’internat sont simples et sont ceux de la vie commune familiale. Mais ils doivent être guidés : étude dirigée, repas et détentes partagées, pour ce qui est de la vie quotidienne « ordinaire »; Messes, complies, préparation aux sacrements d’initiation, confession et accompagnement humain et spirituel, pour ce qui regarde le soin de l’âme. L’ensemble forme un tout. L’art de vivre ensemble en garçons qui veulent devenir des hommes et en chrétiens, qui n’est pas chose aisée pour l’âge dit « ingrat », définira le mieux la spécificité de la vie de notre internat.

Deux mots clés pourraient résumer l’éducation proposée : Confiance et Responsabilité.

* Si la vie doit être réglée avec autorité car l’adolescent en a besoin et au fond, y aspire, la confiance doit être le maître mot de la relation du jeune avec son éducateur. C’est par le canal de cette confiance, patiemment établie, qu’il est possible de conduire vers les hauteurs. Impossible de transmettre à l’adolescent si l’on ne se fait pas aimer, et ce dans une grande gratuité de la part de l’éducateur.

* La responsabilité, de soi-même et de l’autre, est au cœur de l’éducation : responsabilité de sa personne, devant Dieu et devant sa conscience; responsabilité de l’autre dans l’apprentissage de l’amitié, du respect de la différence et de la faiblesse, du soutien mutuel; responsabilité aussi, quand on est catholique, du bien de l’Église entière, proche et universelle.

L’internat doit être une famille. Le prêtre responsable y offre une certaine paternité en appui et constante référence au rôle premier des parents. On grandit ensemble, les uns par et pour les autres. Le type de vie proposée suppose donc que les garçons entrant aient la volonté positive de vivre cette vie commune, que cette volonté soit initialement la leur, ou qu’ils consentent volontiers à une proposition de leurs parents.